lundi 17 juillet 2017

EC ère commune contre Jésus Christ



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En 1962, j’étais alors récent étudiant, parut un livre intitulé “La Cathédrale effondrée” sous les signatures de Louis Daménie, Henri Massis & Pierre Debray, dans une édition de la revue


excellente revue mensuelle de haute tenue intellectuelle et doctrinale: Catholique, nationale, thomiste, contre-révolutionnaire. De grandes signatures d’alors entretenaient la réputation illustre et donc confidentielle - la vérité étant souvent enfouie comme un trésor précieux - telles que Pierre Debray, Louis Jugnet, Henri Massis, le Père Guérard des Lauriers op, Maurice Jallut, l’abbé de Nantes, Michel de Saint Pierre etc.


Voici comment la librairie La Porterie présente cet opuscule:
«Début du premier chapitre: Depuis un siècle et demi, la France était semblable à une cathédrale, dont la révolution, comme une foudre, aurait détruit le faîte. Le noble édifice, désormais découronné, s'ouvrait, par ce grand vide, à toutes les bourrasques de l'histoire. La France était devenue un corps privé de tête, le roi ; dépouillé de son âme, Dieu.
Les murs cependant demeuraient intacts, d'apparence, soutenus par ces arcs-boutants qu'étaient l'Église, l'Armée, la Justice, l'Administration. Les Français devenaient sans doute stupides, lorsqu'ils se rendaient aux urnes, mais le reste du temps, ils continuaient de pratiquer les antiques vertus… Les cahiers de l'ordre français - 1962 »
En 2017, un demi siècle plus tard, que reste-t-il encore de cette Cathédrale Catholique et Française que fut la Chrétienté de France après que furent passés le Concile Vatican II qui a “ouvert les fenêtres”...et les vannes du grand chamboulement, Mai 68 qui a ouvert les moeurs qui depuis n’ont plus cessé de dévaler, l’intégration européenne qui a ouvert les frontières pour assoupir & niveler l’instinct national, la vague migratoire musulmane qui a ouvert la brèche d’une diversité culturelle désintégratrice, l’emballement laïque encouragé par la démission d’un épiscopat national pusillanime, terne et sans courage chrétien. Qui a tout laissé faire, tout abandonné à la vague d’incrédulité et d’indifférentisme religieux. Et qui en vient à épouser le terme de vivre-ensemble qui décrit plutôt le clapier que la société ou la civilisation des hommes.

L’éclipse du catholicisme, devient désormais un phénomène massif par lequel la société a perdu en quelques décennies à peu près toute trace active visible & vivante de sa religion séculaire. Il n’en reste que les vestiges encore perceptibles parce qu’ils sont visibles. Mais le corporel sans âme est appelé par la loi d’entropie à se dégrader puis mourir ou vite être perçu comme intrus puis indésirable. Dans un paysage où il n’est plus compris que comme monument du passé ou remord d’abandon moral, la dernière trace matérielle de notre religion nationale séculaire deviendra inéluctablement insupportable. Les hommes n’aiment pas contempler comme un reproche lancinant la marque d’un passé qui dénonce leurs renoncements. L’œil de Caïn qui taraude la conscience est un rappel trop accablant pour des hommes à la morale ratatinée.
«La conscience nous avertit en ami avant que de nous punir en juge.»
Stanislas Leszczynski (Beau père de Louis XV)

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Alors que nous évoquions avec un ami, il y a quelques semaines à peine (il se reconnaîtra), la profusion de monuments religieux publics qui marquent la géographie de notre pays et en soulignent le passé intensément chrétien il me fit part de son saisissement et de sa tristesse à découvrir que depuis peu l’habitude -ou plutôt le lâche climat capitulard intellectuel anti-chrétien - se répandait de remplacer l’immémoriale façon de dater l’histoire en Avant & Après Jésus Christ (Av.JC/Ap.JC)
par l’anonyme, timide et surtout honteuse locution:
EC ou AEC   Ère commune (abrégé EC) ou Avant l'Ère Commune (abrégé AEC)
Après l’avoir crucifié il y a deux mille ans, aujourd’hui les hommes l’expulsent même de leurs mémoires, de l’histoire, de la datation qui était devenue universelle.
Si l’immonde Freud avait à qualifier une telle trahison il redirait sans doute que le monde succombe à un refoulement qui est toujours signe de malaise existentiel profond.
Je crois que cette vilenie signe indubitablement le sommet, ou plutôt l’abîme, où est enfin parvenue une humanité impie et blasphématrice. Le fond est atteint. Pour descendre plus bas, il faudra franchir les portes de l’enfer.

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Bien entendu, pour justifier les pires abandons il y les intellectuels chargés de transformer la merde en matériau précieux et de surcroît lui trouver un parfum délectable. Les intellectuels sont ingénieux en transmutations dégradantes; les alchimistes, pierre philosophale en main, sublimaient le vil plomb en or. Les intellectuels ne sont généreux et féconds qu’en alchimie inverse. C’est même devenu leur tâche principale depuis qu’ils ont accepté la domestication des Riches régents bancaires du monde, au service de qui ils se sont prostitués, pour racheter sans doute leur ignoble complicité de cinquante ans avec le marxisme assassin de peuples.
Oh, il n’est pas besoin d’une grande profondeur de pensée, ni d’une sagacité pénétrante - dont ils sont désormais dépourvus au profit d’une vassalité rémunérée-  pour justifier la chute d’une ère chrétienne en ère commune.
L’air du temps qui remplace les convictions et l’habitude prise de baisser voluptueusement son pantalon devant des idéologies ou des régents bien pourvus leur a permis de démontrer le bien fondé, bien payé en retour en bien-fonds, du remplacement sémantique. Le Seigneur est englouti dans l’oubli sans fonds de l’Histoire au profit d’une “ère commune” qui nous fait indubitablement passer de la civilisation au vivre-ensemble. Avec un tel mode de vie à minima où le commun a supplanté le noble héritage reçu, la disparition de Jésus-Christ est peut être providentielle. Au moins il ne sera plus caution d’une histoire finale ou plus RIEN ne signale la persistance du divin, de sa Providence et de ses vertus. L’ère Jésus remplacé par “l’ère commune”, n’est-ce pas la meilleure preuve du grand remplacement en cours ?

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Et puis n’est-ce pas il convient de cesser de contrister nos frères musulmans ☪ qui insupportent signes, mots et symboles chrétiens .
Sans omettre les Juifs qui n’acceptèrent JAMAIS les grandeurs de Jésus Christ. Mon attention avait déjà été attirée à la lecture attentive, il y a 12 ans du livre  “Une lecture juive du coran” écrit par Haï Bar-Zeev & publié en septembre 2005 !
En deux endroits de son livre, Bar-Zeev datait “avant EC ...C’était un précurseur. Je n’en suis pas surpris sachant que ce peuple souhaite toujours  éradiquer des mémoires Celui qu’elle tient pour responsable de ses malheurs dans l’histoire. Mais QUI l’a rejeté?
Ste Bénédicte Thérèse de la Croix (Édith Stein ) Carmélite morte à Auschwitz, convertie du Judaïsme, expliquait que, comme tous ses coreligionnaires, sa mère ne désignait Jésus que comme “cet homme” lui refusant même de dénommer son prénom. Il se pourrait que les juifs ne soient pas pour rien dans la révolution de la datation de l’histoire qui élimine Jésus du pivot des temps. Ils ont pour cela l’influence nécessaire.

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vous le dit:
Les dénominations "EC" et "AEC" sont proposées comme des alternatives qui évitent de faire référence à une civilisation ou à une religion particulière. Elles présentent cette chronologie comme une norme neutre vis-à-vis des cultures ou des croyances. Les partisans de la notation « EC/AEC » insistent sur le fait qu'elle est religieusement neutre et adaptée à un usage multiculturel et multireligieux...Le calendrier occidental est de facto une norme universelle, présent, par exemple, dans tous les ordinateurs. Il doit donc être religieusement et culturellement neutre.⟫

Qu’allons nous rétorquer à un tel langage collabo, déjà vaincu et consentant, pleutre et acquis au mondialisme culturel sans identité?
Que nous sommes chez nous, fiers de nos racines, héritages, culture, traditions et moeurs ?
Vous serez vite disqualifié pour racisme et franchouillardise.
Après cela attendez-vous au grand ménage dévastateur; il a d’ailleurs déjà commencé sous le boutoir des ligues laïques ⚑, juives ✡ et maçonnes ⛬
↴↴
Fêtes/crèches/arbres noël (dont l’étoile a l’infortune d’évoquer celle des anges et des mages de noël) Croix de villages, de carrefour, de sommets, Calvaires, statues de Vierges, saints, anges /édifices religieux: oratoires, chapelles, ermitages, églises,
processions : Fête Dieu, Rogations, Assomption, Rameaux,
Croix d’entrée et de cimetières...


La Terreur avait déjà balayé tout ça...la gentille démocratie mondiale, syncrétiste, amalgamiste, confusionniste,  de la Super-Église de l’Humanité avec son Panthéon froid des grands hommes froids va vous unifier tous les symboles, mais d’abord il convient , n’est-ce pas, d’effacer les marques du Vrai Dieu dans l’histoire et de brandir la torche des Lumières du Rousseau triomphant ( bien que suicidé, selon plusieurs...) :



La torche de Rousseau a mis le feu au monde ? Certes, mais n’est-elle pas, d’abord, un brandon de l’Enfer ?

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En histoire il y a des ères, des cycles & des temps. Selon l’histoire humaine.
Mais il y a une seule Césure, elle sépare un monde qui attend d’un monde qui espère.
L’un est achevé, l’autre est accompli.
Le vieux monde fait place au monde racheté. Toute autre distinction n’est que rhétorique, artificieuse, trompeuse, en un mot humaine et donc, VAINE.
Elle ne sera pas retenue lors du Jugement général:   

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